En tant que directeur de l’École A.R.C.H.E. Hypnose Suisse, j’ai vu passer des centaines d’apprentis praticiens, et autant de raisons différentes de se lancer dans cette aventure fascinante qu’est l’apprentissage de l’hypnose. Mais soyons honnêtes : tout le monde n’est pas fait pour être pratiquant en hypnose. Et c’est bien ainsi ! Peut-être que ce parcours n’est pas pour vous… et ce n’est pas grave. Laissez-moi vous expliquer pourquoi et lister les grands “warning signs” auxquels vous devez être attentifs si vous avez envie de vous lancer dans cette aventure.

Si vous vous reconnaissez dans un des 7 points listés ci-dessous, pas de panique, contactez-nous et nous en parlerons.

    1. Vous aimez les solutions toutes faites

     Si vous pensez que devenir praticien en hypnose revient à apprendre une recette à appliquer à chaque client, alors arrêtez-vous ici. En hypnose, il n’y a pas de « one size fits all ». Chaque personne est unique, et chaque séance demande une créativité et une présence authentique. Si l’idée de devoir improviser ou sortir des sentiers battus vous fait peur, ce n’est peut-être pas votre voie.

    Par exemple, je me souviens d’un stagiaire qui voulait absolument suivre à la lettre un protocole qu’il avait appris. Face à un client qui était totalement réfractaire, il s’est retrouvé bloqué. En hypnose, il faut savoir composer avec l’imprévu. Et cela ne s’apprend pas dans un manuel mais en formation afin d’apprendre à pouvoir jongler avec les différents outils et en créer de nouveaux, plus adaptés à la personne qui est en face de vous.

    2. Vous avez du mal avec l’introspection

    Devenir praticien en hypnose, ce n’est pas seulement accompagner les autres, c’est aussi faire un chemin vers soi, pour soi. Et oui, on commence toujours par soi avant d’aider l’autre. L’hypnose nous confronte à nos propres limites, nos croyances, nos peurs et nos déclencheurs. Si vous ne voulez pas regarder en face vos propres zones d’ombre, ce travail risque d’être difficile. En effet, les personnes que vous allez accompagner risquent fort de venir challenger vos blessures et vos parts d’ombre alors autant commencer à faire le ménage avant.

    Je me souviens encore d’un étudiant qui m’a dit : « Vincent, je pensais que l’hypnose, c’était pour les autres, pas pour moi. » Aujourd’hui, il est un praticien accompli… mais uniquement après avoir accepté de démarrer son propre travail introspectif. 

    Comprenez-moi bien: les thérapeutes ne sont pas des Saints non plus mais il me semble essentiel pour l’écologie de tous qu’ils aient commencé un travail sur eux-mêmes, que ce soit en thérapie ou via des supervisions.

    3. Vous n’aimez pas les relations humaines

    Soyons clairs : l’hypnose, c’est avant tout une rencontre. Une rencontre avec une personne, ses histoires, ses doutes, ses rêves, voir ses cauchemars et ses traumatismes. Si vous préférez travailler seul dans un coin, sans trop d’interactions humaines, vous allez souffrir en tant que praticien. L’empathie, l’écoute active, et le plaisir de co-créer avec l’autre sont essentiels dans cette pratique. En plus, on ne peut pas demander à quelqu’un de s’ouvrir devant nous et de se montrer vulnérable si vous ne le faites pas en tant que thérapeute.

    La bonne nouvelle par rapport à cela c’est que cela s’apprend. Typiquement, lors de nos modules “praticiens” plus précisément, nous travaillons sur la posture et le besoin d’être authentique.

    Un jour, un élève m’a confié qu’il avait choisi l’hypnose pour « ne plus avoir à supporter les gens comme ils étaient mais de pouvoir les changer » (oui, vous avez bien lu !). Vous imaginez bien que son parcours n’a pas duré longtemps…

      4. Vous cherchez un résultat immédiat

      Dans notre société du “tout, tout de suite”, beaucoup espèrent des miracles instantanés (et vos futurs clients en particulier si vous ne leur expliquez pas avant). Mais devenir un bon praticien en hypnose, c’est un chemin, pas un sprint. Cela demande du temps, de la pratique, de la réflexion. Les étudiants qui veulent tout maîtriser en un week-end repartiront déçus.

      Je compare souvent cela à l’apprentissage d’un instrument de musique. Vous pouvez jouer trois notes après un cours, mais pour interpréter une symphonie, il faut des heures et des heures de pratique. La bonne nouvelle c’est que l’hypnose est amusante dès le début de l’apprentissage et que l’on peut relativement vite commencer à l’utiliser mais pour que cela s’élève au rang d’art, il faudra des heures et des heures de pratique et c’est ce que je vous souhaite!

      5. Vous voulez impressionner les autres

      Enfin, si vous voulez devenir praticien en hypnose pour le prestige, pour être celui ou celle qui « sait » ou qui impressionne les autres, ce n’est vraiment pas la bonne raison. L’hypnose, ce n’est pas un numéro de magie. Ce n’est pas un spectacle. C’est un accompagnement sincère, souvent humble, et toujours tourné vers l’autre.

      Un ancien étudiant, très charismatique, voulait absolument montrer à quel point il était « fort ». Ses clients ne se sont pas sentis compris, et il a fini par abandonner. Aujourd’hui, il s’épanouit dans un autre domaine, et c’est très bien comme ça.

      6. Vous avez du mal à vous adapter

      En hypnose, l’art de s’adapter est primordial. Chaque client est différent, avec son histoire, ses besoins, et sa manière de réagir. Si vous êtes quelqu’un qui préfère rester dans une zone de confort rigide, ce métier risque de vous poser problème. L’hypnose exige que vous soyez en permanence prêts à ajuster votre approche, à innover, et à trouver des solutions nouvelles.

      Je me souviens d’un cas particulier où un praticien s’est retrouvé face à une cliente complètement hermétique à son style habituel. En changeant radicalement d’approche, il a finalement réussi à l’aider. Cette capacité d’adaptation est essentielle et cela s’apprend!

      7. Vous pensez ne pas être créatif et manquer d’imagination

      L’hypnose est un art autant qu’une science. La créativité et l’imagination sont au cœur du processus. Faire vivre à vos clients des expériences transformatrices demande une certaine dose de fantaisie, une aptitude à raconter des histoires, à créer des images mentales marquantes sur mesure, dans l’instant.

      Si vous pensez manquer d’imagination, dites-vous que c’est simplement une histoire que vous vous racontez et que vous avez fini par y croire dur comme fer! Tout le monde a de l’imagination, regardez les enfants ! Et heureusement, cette qualité peut se cultiver à nouveau une fois adulte ! J’encourage mes étudiants à lire, à explorer des disciplines artistiques, et à s’entraîner à sortir des schémas habituels.

      Conclusion : Et si vous étiez prêts, au contraire ?

      Alors? Est-ce que vous vous reconnaissez dans un des ces 7 traits? Si c’est le cas, appelez-nous et nous en parlerons car tout peut s’apprendre si on en a envie et si on s’en donne les moyens ! L’hypnose est une histoire d’apprentissage ou de réapprentissage alors la plus grande qualité à développer c’est de recommencer à croire que l’on peut apprendre à devenir une personne différente et on peut aider les autres à ce qu’ils apprennent également, à leur manière unique à eux et leur fonctionnement.

      Si vous ne vous reconnaissez dans aucun de ces points alors le chemin de l’apprentissage de l’hypnose est une voie toute tracée pour vous!

      Dans les deux cas de figure, notre école: l’A.R.C.H.E. Hypnose Suisse sera heureuse de vous accompagner dans cette aventure et peut-être lors de la prochaine formation vous pourrez vous demander si la personne à côté de vous se retrouvait dans un de ces 7 points ou non.

      Alors, prêts à vous lancer ?

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